Union des Conseils Economiques et Sociaux et Institutions Similaires Francophones

Sommet de la Francophonie 2026 : l’UCESIF présente ses propositions pour faire de la paix un levier de développement durable

Réunie en Assemblée générale à Bucarest le 28 septembre 2026, l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires francophones (UCESIF) a adopté une note de position intitulée « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable ».

Fruit d’un travail collectif associant onze Conseils économiques et sociaux de dix pays, cette contribution est destinée au XXe Sommet de la Francophonie, qui se tiendra au Cambodge en novembre 2026.

Une contribution collective des sociétés civiles francophones

Dans un contexte international marqué par la multiplication des conflits, le creusement des inégalités, les effets du changement climatique et la fragilisation des institutions démocratiques, l’UCESIF a souhaité apporter une contribution collective aux réflexions du prochain Sommet de la Francophonie.

Onze Conseils économiques et sociaux membres, issus de dix pays — Bénin, Belgique, Cameroun, Côte d’Ivoire, France, Maroc, Monaco, République du Congo, République démocratique du Congo et Roumanie — ont mis en commun leurs analyses, leurs expériences et leurs propositions.

Malgré la diversité des situations nationales, leurs contributions convergent autour d’une conviction : la paix ne peut se réduire à l’absence de conflit. Elle se construit durablement par la cohésion sociale, la réduction des inégalités, le respect des droits fondamentaux, la participation des citoyens et un développement économique et environnemental équilibré.

Les politiques économiques, sociales et environnementales, lorsqu’elles sont inclusives, constituent ainsi de véritables instruments de prévention des crises et de consolidation de la paix.

Cinq priorités pour construire une paix durable

À partir de ces constats, l’UCESIF formule des recommandations articulées autour de cinq grandes priorités :

1. Faire du dialogue un instrument de prévention des crises

L’Union appelle à renforcer les dispositifs permanents de concertation, de médiation et de participation citoyenne, et à mieux associer les Conseils économiques et sociaux aux mécanismes de veille, d’alerte précoce et de prévention des tensions.

2. Faire de la prospérité partagée un levier de cohésion sociale

La réduction des inégalités, l’accès aux services essentiels, l’emploi et l’engagement des jeunes, l’autonomisation des femmes et le développement des territoires constituent des conditions essentielles d’une paix durable.

3. Promouvoir des transitions justes

Face aux transformations écologiques, énergétiques et numériques, l’UCESIF souligne la nécessité d’anticiper les conséquences sociales et territoriales des transitions, d’accompagner les populations concernées et d’associer les partenaires sociaux aux décisions.

4. Faire de la gestion durable des ressources naturelles un facteur de paix

Dans un contexte de tensions croissantes sur l’eau, les terres et les ressources, l’Union plaide pour une gouvernance concertée, une meilleure prévention des conflits d’usage et une coopération renforcée entre territoires et pays.

5. Renforcer le rôle des territoires et des sociétés civiles dans la construction de la paix

Les réponses aux crises doivent s’appuyer sur les acteurs locaux, les organisations de la société civile et des institutions de dialogue capables de rapprocher les citoyens des décisions publiques.

Faire entendre la voix des Conseils économiques et sociaux dans la Francophonie

Au-delà de ces recommandations, la note souligne la contribution spécifique que peuvent apporter les Conseils économiques et sociaux à la prévention des crises et à la consolidation de la paix.

Par leur composition pluraliste, leur connaissance des réalités économiques et sociales et leur capacité à organiser le dialogue entre les pouvoirs publics, les partenaires sociaux et les organisations de la société civile, ces institutions constituent des espaces privilégiés de concertation, de médiation et de recherche de consensus.

L’UCESIF appelle ainsi à mieux reconnaître et mobiliser cette expertise dans les mécanismes de coopération et de prévention des crises de l’espace francophone.

Elle réaffirme également son attachement à un multilatéralisme renouvelé et plus inclusif, qui associe davantage les sociétés civiles organisées à l’élaboration de réponses collectives aux grands défis contemporains.

Une contribution transmise à l’Organisation internationale de la Francophonie

Cette note de position a été transmise à Mme Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, par le Dr Eugène Aka Aouélé, Président de l’UCESIF. À travers cette démarche, l’Union souhaite contribuer aux travaux du XXe Sommet de la Francophonie et renforcer la place des Conseils économiques et sociaux dans les réflexions et les initiatives portées par l’OIF.


Pour aller plus loin

Retrouvez les propositions de l’UCESIF pour le XXe Sommet de la Francophonie :

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